
Rerum Novairum : face à l’IA, des entrepreneurs chrétiens répondent à l’appel du pape Léon XIV (La Dépêche du Midi, août 2025)
En 1891, Léon XIII publiait Rerum Novarum, texte fondateur de la pensée sociale chrétienne sur la justice sociale et l’économie. Cent trente-quatre ans plus tard, son successeur, le pape Léon XIV, inscrit son pontificat dans cette filiation. Dès les premiers jours, il a appelé à une réponse à la « nouvelle révolution industrielle » que constitue l’intelligence artificielle, posant la question de la dignité humaine et de l’avenir du travail.
C’est dans ce contexte que naît Rerum Novairum, première initiative mondiale d’entrepreneurs chrétiens sur l’IA. Soutenue par des réseaux rassemblant plus de 45 000 dirigeants sur cinq continents, elle veut offrir des repères pratiques aux décideurs confrontés aux bouleversements économiques, sociaux et environnementaux induits par l’IA.
La démarche est animée par les dirigeants eux-mêmes. Les cofondateurs, Étienne de Rocquigny et Augustin Destremau, insistent sur l’approche : recueillir les contributions de terrain, créer des focus groups sectoriels (santé, éducation, industrie, services), puis diffuser largement des contenus opensource. Objectif : « servir sans asservir », en partageant des solutions concrètes pour transformer les métiers sans sacrifier la dignité du travail.
Rerum Novairum s’appuie sur la pensée sociale-chrétienne pour éclairer des enjeux clés : autonomie, écologie, relations humaines, pensée critique. Les réseaux fondateurs — dont Espérance & Algorithmes, UNIAPAC, les EDC, UCID et The Acton Institute — garantissent un ancrage international et intersectoriel.
Le calendrier est fixé : conférences en ligne dès octobre 2025, lancement des focus groups en novembre, puis mise en ligne des premiers contenus début 2026 via la plateforme www.rerum-novairum.org
En écho à l’appel du pape, Rerum Novairum veut fédérer un écosystème mondial, des PME aux entreprises technologiques, pour que l’IA devienne non pas une menace, mais un levier de progrès partagé.



